Nicolas Messner photographe

HORIZONS

Mars 2016 / March 2016

Le Complexe de Maré fait partie de ses endroits que l'on ne visite pas et qui n'est inscrit dans aucun guide touristique sur la ville de Rio de Janeiro au Brésil. La févela a triste réputation. Dangereuse, violente, gangrénée par le crime et la drogue, elle fait peur. Grandir à Maré n'est pas chose facile. Pourtant c'est le quotidien de milliers de familles qui n'ont d'autre choix que celui d'essayer de protéger leurs enfants. Raissa (à droite sur la photo) a 21 ans. Accompagnée de son amie Julia, elle se projette au-delà d'un horizon parfois bien sombre.

 

Pour arriver à saisir ce moment de complicité entre les deux amies, j'ai tout d'abord dû littérallement m'infiltrer dans le quartier. Le chauffeur qui me véhiculait refusait d'y entrer. Je me suis donc fait déposer à une station service toute proche et c'est une voiture d'une ONG (Fight for Peace) oeuvrant dans Maré, qui est venue me récupérer. Interdiction formelle de prendre des photos dans la Févela, sous peine... de représailles de la part des traficants. On ne joue pas avec cela. Nous avons finalement pu nous rendre sur le toit d'un des immeubles depuis lequel nous avions une vue imprenable sur un territoire abandonné des politiques d'urbanisme et de développement.

 

C'est en parcourant des endroits comme celui-ci que résonnent les paroles de 'Né quelque part' (Maxime le forestier): On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, On choisit pas non plus, les trottoirs de Manille, De Paris ou d'Alger, Pour apprendre à marcher.

The Maré Complex is one of those places that you do not visit and that is not registered in any tourist guide of the city of Rio de Janeiro, Brazil. The févela has got a sad reputation. Dangerous, violent, infested with crime and drugs, it's scary. Growing up in Maré is not easy. Yet it is the dayly life of thousands of families who have no other choice but to try to protect their children. Raissa (right on the picture) is 21 years old. Accompanied by her best friend, Julia, she tries to look over the a sometimes bleak horizon.

 

To get to seize this moment of complicity between the two friends, I literally had to infiltrate in the neighborhood. The driver that was transporting me refused to enter. I therefore stopped to a nearby gas station and a car from an NGO (Fight for Peace) working in Maré, came to get me. It was totally  forbidden to take pictures in the Févela risking the reprisals from the drug dealers. One do not play with it. We finally were able to get on top of the roof of a building from which we had a great views over a territory that is far from the general town planning and development policies.

 

It is by browsing places like this that echo the lyrics of 'Born somewhere': We do not choose our parents, we do not choose your family, we do not choose the sidewalks of Manila, of Paris or Alger, To learn how to walk.

 

 

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